mardi 26 mai 2015

Exposition Jeanne Lanvin au Palais Galliera

Résultat de recherche d'images pour "lanvin galliera"J'aime beaucoup les expositions de mode, et j'avais donc hâte d'aller voir l'exposition "Jeanne Lanvin" au Palais Galliera.

J'ai rapidement déchanté en entrant dans le musée, car j'avais décidé d'y aller en semaine, vers 15h, pour pouvoir admirer l'exposition dans le calme...las, il y avait deux groupes de visiteurs - un de personnes âgées et l'autre d'Anglais étudiants en mode - et l'on se marchait littéralement dessus. Je n'ai donc pas visité l'exposition dans les meilleures conditions...


« La Diva », robe du soir, hiver 1935-1936
Velours de soie bleu nuit, broderies de paillettes métalliques argentées superposées
Collection Palais Galliera © Katerina Jebb, 2014

Jeanne Lanvin (1867-1946) est à son compte dès l'âge de dix-huit ans. Grande femme d'affaires, elle ouvre des succursales dans un grand nombre de villes balnéaires et se développe dans tous les domaines de la mode : mode femme, enfant, homme, mariée, fourrure, décoration, sport, parfum...  Sa muse est sa fille unique, Marguerite, née en 1897, et pour les trente ans de laquelle elle créera son parfum mythique "Arpège". 


J'ai été impressionnée par la beauté des robes et manteaux exposés, et surtout par leur modernité. J'avais envie de porter quasiment tous les modèles, ce qui n'est pas forcément évident lorsque les vêtements ont près de cent ans. 

Résultat de recherche d'images pour "robe lesbos lanvin"D'ingénieux systèmes de miroirs permettent de voir sous toutes les coutures les modèles, qu'ils soient exposés à la verticale sur des mannequins, ou à l'horizontale, couchés sur un support. Dommage que l'exposition à l'horizontale ne réussisse pas à toutes les robes présentées ainsi, certaines robes à plis avaient malheureusement un peu l'air de chiffons.


Résultat de recherche d'images pour "robe cavallini lanvin"

Les couleurs, que ce soit toutes les nuances de bleu, pour lesquelles Lanvin est reconnu, ou du vert absinthe, ou du noir et blanc très chic, sont magnifiques, et il y a de véritables robes bijoux, brodées de cristaux, absolument sublimes. Swarovski est d'ailleurs partenaire de l'exposition. On peut admirer les différentes inspirations de Jeanne Lanvin, qu'elles soient ethniques, médiévales ou religieuses...

                  Résultat de recherche d'images pour "robe alcmène lanvin"« Scintillante », robe, été 1939 
Tulle, crêpe broderies de paillettes
Collection Palais Galliera © Katerina Jebb, 2014


Mention spéciale aux illustrations, publiées dans les gazettes de l'époque, dont Jeanne Lanvin et sa fille étaient les protagonistes, qui  sont vraiment charmantes.

Une exposition à ne pas rater pour tous les amoureux de la mode et des belles choses. Essayez juste d'éviter la foule pour profiter aux mieux des modèles exposés, car avec trop de monde cela peut vite devenir pénible. 
Les photos ne sont pas autorisées donc les illustrations du billet sont extraites du dossier de presse de l'exposition, copyright: Katarina Jebb, 2014.



Pour ceux qui aiment les expositions sur la mode, il y a également "Fashion Mix" au Musée National de l'Histoire de l'Immigration et l'exposition sur Jean-Paul Gaultier au Grand Palais qui me font de l'oeil...

Palais Galliera, 10 avenue Pierre Ier de Serbie 75016 Paris
Jusqu'au 23 Août 2015. Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu'à 21h;
www.palaisgalliera.paris.fr



dimanche 24 mai 2015

Baby Love - Joyce Maynard

baby love joyce maynard
"Baby Love" est le quatrième roman de Joyce Maynard que je lis après"L'Homme de la Montagne", "Long Week-End" et "Les Filles de l'Ouragan". C'est le premier roman que l'auteur a publié, en 1981.


A la fin des années 70, dans une petite ville sans intérêt, quatre amies adolescentes sont confrontées à la maternité : Sandy a dix-huit ans et est déjà mariée et mère d'un petit garçon; Tara et Wanda sont des mères célibataires de seize ans ; Jill pense être enceinte, au grand dam de son petit ami Virgil. Si Sandy et Tara sont toutes dévouées à leur progéniture, Wanda a du mal à concilier la maternité avec son jeune âge, et bouscule fréquemment son bébé. De nouveaux habitants arrivent en ville : un couple d'une trentaine d'années et une jeune femme de vingt ans, dépressive après avoir rompu avec un homme plus âgé et déjà père qui ne veut plus avoir d'enfants. 

Joyce Maynard
"Baby Love" est un livre sombre, où les couples ne s'entendent plus, où les hommes n'assument pas d'avoir des enfants, où les grands-mères sont prêtes à n'importe quelle bassesse pour s'emparer de leur petite-fille ou s'en moquent royalement, où les bébés souffrent de maltraitance...Joyce Maynard dépeint très bien l'ennui de cette petite ville, et l'importance d'avoir un enfant pour posséder quelque chose à soi, avoir un statut, une importance, une raison de se projeter dans l'avenir. Il y a peu d'inquiétude sur les lourdes responsabilités, le poids financier, les opportunités manquées que représente le fait d'avoir un enfant aussi jeune. Seule Jill va connaître un vrai revirement dans sa façon de penser.  La fin est ouverte à interprétation sur le futur des quatre filles, et si l'une devrait a priori s'en sortir correctement, l'incertitude et l'inquiétude règnent au sujet des trois autres. 

baby love maynardLes personnages des quatre filles sont plutôt bien campés, ainsi que celui de l'époux de Sandy, partagé entre ses devoirs de mari et père et son immaturité de jeune homme. Je me suis particulièrement attachée à Tara, qui s'occupe coûte que coûte de sa fille malgré le peu de soutien que lui apporte sa mère et fait son possible pour prendre son destin en main.
Par contre, le personnage d'Ann, la jeune femme malade de ne pas avoir d'enfant avec l'homme qu'elle aime, m'a semblé peu plausible compte tenu de son jeune âge, vingt ans. Il y a également un psychopathe dans cette histoire qui est clairement en trop à mes yeux, et ne fait que brouiller le récit en lui donnant une facette thriller qui était absolument dispensable, tout comme le personnage de l'auto-stoppeuse qui vient voir son ancien professeur comme par hasard pile le jour où cela arrange Joyce Maynard d'avoir une petite jeune dans le coin...

Le récit souffre donc de quelques lourdeurs et de défauts, notamment pour la fin, qui est inattendue, mais pas dans le bon sens du terme. On sent que la plume de Joyce Maynard n'est pas encore aussi aboutie que dans "Long week end" - écrit 18 ans après, cela dit, et que l'auteur a voulu caser plusieurs histoires différentes dans le même roman, quitte à forcer sur les côtés pour que cela passe. Dommage, le récit aurait eu plus de force si l'intrigue avait été simplifiée et recentrée sur les quatre filles et leur entourage immédiat. Le talent de Joyce Maynard opère cependant, et sans être un roman majeur, "Baby Love" est néanmoins un livre intéressant et agréable à lire, malgré sa noirceur, sur les mères adolescentes.

Publié le 11 Avril 2013 aux Editions Philippe Rey, traduit par Mimi Perrin, 302 pages, disponible en poche chez 10/18.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...